Zoom sur Cheikh Mc, ce rappeur comorien qui a toujours cru en son art.

Le Rap comorien existe et porte un nom Cheikh Mc. En effet, depuis quelques années l’émergence de style musicaux prend tout son sens lorsqu’on regarde ce que les artistes sont devenus en 2017.
À l’occasion de la sortie de son album UPEZO, lacomorienne.com fait un zoom sur l’artiste comorien reconnu par son ton révolutionnaire et son soutien fraternel auprès des jeunes artistes comoriens.
Qui aurait que le Rap comorien aurait autant d’influence et autant de fans.



Qui Cheikh Mc ?

Cheikh MC, Abderémane Cheikh de son vrai nom, est un rappeur, auteur, compositeur-interprète comorien et créateur du 1erRap Label aux Comores « Watwaniya Production ». Il est né le 12 août 1978 à Moroni.

En 2005, il sort son premier album, Tout Haut. Cet album, le premier de sa carrière, se veut être l’expression de tout un parcours, celui de représentant de la jeunesse délaissée et leader incontesté de la conscientisation des jeunes. Le 26 août 2005, il enflamme le Stade de Moroni dans un grand concert pour la sortie de son album. En 2006, il émerveille la communauté comorienne installée en France, lors d’un passage au Comores Music Awards (à Savigny-le-Temple) et participe à un festival de Hip Hop à Marseille en 2009.

Avec son statut d’Ambassadeur de l’Unicefauprès des jeunes, Cheikh Mc livre un message contre le fléau du SIDA,et assure plusieurs dates en Afrique et dans l’ensemble des villes et régions des Îles Comores avec notamment son tube Nadia(une chanson sur le SIDA).

Avec le 1er morceau qui a sûrement donné naissance au mouvement Hip Hop aux Comores [ « Ras Le Bol » (sorti en 1995), écrit par Onys, Assaf, MC Kader et Cheikh ] l’Artiste montrait déjà de quel camp il pouvait faire partie. Plus de 20 ans plus tard, toujours avec la même rage et la même hargne, Cheikh MC est resté égal à lui-même autour d’un problème qui ne fait que se répéter aux îles dites de la Lune.

En juin 2014, Cheikh MC est emmené derrière les barreaux pour avoir montré son mécontentement en ayant promu une manifestation face à un gouvernement qui (selon l’opinion publique) ne faisait qu’avancer qu’à reculons. Chercheur d’une liberté d’expression peut-être inconnue, Cheikh MC sera tout de même libéré quelque temps plus tard surement grâce à la contribution massive de toute une diaspora présente technologiquement parlant. Le hashtag (mot-clé) #LibérezCheikhMC a propulsé, sur les réseaux, pas moins d’une centaine d’internautes résignés à commenter ce phénomène allant jusqu’à la page Facebook officielle du rappeur franco-comorien Sultanou encore du groupe Pompes Funègres sur twitter.

En février 2015, rebelote pour une nouvelle manifestation, mais cette fois-ci, pour l’eau et l’électricité distribuées que rarement par une société privée (Ma-Mwé) travaillant étroitement avec l’État. C’est alors que toute une population se mobilise pour un mouvement de 72:00 heures nommé Iles Morte aux Co-« morts ». Le « ras-le-bol » de toute une population n’ayant jamais constamment de l’eau ni de l’électricité, a, là encore, frappé Cheikh MC. Comme ils le disaient dans son Hit titre « Kapvu » 5 ans plus tôt, beaucoup de choses manquent à la société comorienne.

En juillet 2017, il donne encore une fois à ses fans l’envie de continuer dans cette aventure. L’album UPEZO vient de sortir, une sonorité innovée et un Cheikh plus que jamais en forme dans ses textes et encore une fois une sincérité dans ses mots. Un succès que lacomorienne.com lui souhaite pour ce nouveau cri du cœur.

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