Rohff condamné à 5 ans de prison ferme. Aux Comores c’est la douche froide.

Un rappeur tant aimé aux Comores.
Venant de loin, Housni est un bel exemple de réussite pour beaucoup de jeunes comoriens. Famille nombreuse et sans père, Rohff a su atteindre l’impossible. C’est ainsi qu’il s’est imposé dans le monde artistique en France. Alors la condamnation à 5 ans de prison ferme est une douche froide pour ses Fans comoriens.

Le procès

Le tribunal correctionnel de Paris est finalement allé au-delà des réquisitions du procureur en condamnant Rohff, 39 ans, à cinq ans de prison ce vendredi. La justice a retenu la préméditation pour les violences commises en réunion par le rappeur le 21 avril 2014. L’artiste était entré, accompagné de plusieurs hommes, dans le magasin Ünkut, boutique « officielle » de la marque de vêtements fondée par le rappeur Booba, son rival, située dans le quartier parisien de Châtelet. 

Les agresseurs s’en étaient violemment pris à deux vendeurs, les assommant avec une caisse enregistreuse. Rohff et deux individus avaient ravagé le magasin puis pris la fuite, laissant les deux victimes inconscientes, dans un état critique. Aujourd’hui, elles gardent des séquelles psychologiques de leur agression. 

Cet épisode dramatique avait marqué l’apogée de la guerre des mots que se livraient les deux rappeurs, Booba et Rohff, via le réseaux sociaux ou par clips interposés, dans une course au buzz effrénée.

Une volonté de protéger une image de supériorité 

La justice a donc prononcé une lourde peine à l’encontre de Rohff en raison non seulement du caractère « prémédité » de l’agression, mais aussi de sa grande violence. Le mobile retenu : une « démonstration de force dans le cadre d’une rivalité entre rappeurs », a également pesé dans la balance. Rohff, personnage public, a failli à son « devoir d’exemplarité » a asséné la juge, qui n’a pas cru les explications de l’artiste, « qui n’ont cessé de changer ».  

La constance dont il a fait preuve dans la minimisation paraît peu compatible avec les regrets exprimés, estime la justice.  

Selon le tribunal, l’interprète de « Qui est l’exemple ? », aurait dû se présenter de lui-même à la police quelques heures après les violences, et non en raison de la pression populaire attisée par la diffusion des images de l’agression sur les réseaux sociaux. 

Rohff, laissé libre à la sortie du tribunal, ne s’est pas exprimé après l’audience. Après deux mois en prison et une longue période passée sous bracelet électronique en raison de cette affaire, il a dix jours pour faire appel de la condamnation. « On va prendre le délai de réflexion », a indiqué son avocate.  

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