Qui sera le prochain milliardaire : diaspora comorienne à vous de choisir !

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Le premier tour de l’élection présidentielle aux Comores aura lieu le 21 février prochain. A moins de deux semaines , comment les candidats se préparent-ils ? Quels sont les moyens qu’ils ont choisis pour séduire l’électorat ? La campagne électorale officielle pour la présidentielle a débuté  jeudi 21 janvier. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Fahmi said ibrahim, Azali assoumani, Mohamed Ali assoumani et d’autres candidats en campagne pour le trône du milliardaire.

Pour l’instant les candidats se taclent avec le même argument  » vous êtes des voleurs », « ils volent le peuple » comme on a pu l’entendre sur les différents meetings de chaque candidat. Cette campagne est rythmé par des chants, chaque candidat a son hymne pour faire danser ses partisans.

Une politique et des candidats au niveau très bas et un pays aux besoins très élevés.

Il est urgent de réagir, le constat est claire. On ne peut subsister dans le long terme sur une telle politique. Pendant que le monde est à l’heure des innovations, aux Comores les terres ne sont pas cultivées, les médecins font comme ils peuvent, l’exportation est inexistante, les écoles dépourvues de moyens et les investisseurs aux abonnés absents.

Quel programme politique ?

A vrai dire aux Comores on ne compte pas sur un programme politique mais plutôt sur des promesses. Impensable dans d’autres pays pourtant c’est bien ici le cas , on ne vote pas un programme mais plutôt pour un groupe de personnes capable d’acheter le peuple, oublions la conscience politique.  Le peuple a pourtant besoin d’un réel changement, avec un taux de chômage qui avoisine les 90%, on estime par le pourcentage que c’est le premier  pays au monde  dépendant financièrement de sa diaspora ( à hauteur de 85%). Une manne financière nécessaire pour la survie de l’économie comorienne. Depuis l’indépendance en 1975, aucun changement réel n’a été effectué, les écoles, les hôpitaux et la justice n’ont connu aucune évolution. Cependant des milliards d’euros ne cessent de remplir les comptes bancaires des hommes politiques. Ces derniers se construisent des villas et possèdent des comptes bancaires à l’étranger. Le soutien de l’occident est nécessaire pour ouvrir une enquête à ce sujet car jusqu’ici aucun mouvement n’a été lancé pour cela.

Une anarchie soutenue par la diaspora

Les membres de la diaspora, dont 300 000 sont établis en France, n’envoient pas seulement de l’argent à leurs familles aux Comores mais également des consignes de vote. Personne ne saurait vraiment dire dans quelle mesure elles sont suivies. Une influence reconnue par les candidats qui s’empresse de prendre l’avion à la rencontre de la diaspora comorienne notamment  le vice-président en charge des finances Mohamed Ali Soilihi, le général Salim ou encore Me Fahmi Saïd Ibrahim accompagné de son allié l’ancien président Sambi. Les plus grandes villes comoriennes de France : Saint-Denis en région parisienne, Marseille et Lyon dès ce mois-ci. De simples meetings dans des salles de fêtes mais qui reflètent bien l’engouement pour ces élections dont les précampagnes ont bel et bien commencé depuis deux semaines déjà, à 8 000 km des urnes.

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