« Mon père n’aime pas ce milieu, la femme ne doit pas rester cachée » la plus belle femme d’Afrique témoigne


Nejma Saindou est devenue la plus belle femme d’Afrique grâce à l’éléction de Miss Afrique Internationale.
Elle revient sur ce témoignage accordée au magazine Salwa Mag sur son passé et sa vie de Miss Afrique.

Ses origines, une grande fierté.

Nejma Saindou est élue Miss Afrique Internationale en Avril dernier. Cette jeune femme née aux Comores a séduit tout le jury devant les autres beautés venues de tout le continent noir en France. Mais qui est cette Miss qui représente dignement l’archipel dans les concours de beauté?




A 21 ans seulement, Nejma Saindou a surpris plus d’un dans son élection de Miss Afrique Internationale. Mais si beaucoup de ses compatriotes la découvrent, ce n’est pas le cas des comoriens de France et des habitués des réseaux sociaux. Cette jeune beauté originaire de Mohoro dans le Mbadjini était d’abord désignée Miss Comores France avant ce sacre continental. Des titres qu’elle porte avec fierté.  » Etre Miss Comores France 2016 pour moi est une fierté car je suis née aux Comores et malgré le fait que j’habite en France je n’oublie pas d’où je viens. Représenter 4 îles en France, c’est un privilège qui a le mérite d’être reconnu car cette chance n’est pas donnée à tout le monde », martèle cette jeune étudiante en Licence de Langues Etrangères Appliquées. « Miss Afrique international 2017 reste évident l’une de mes plus belles réussites car j’ai été la première Miss Comores France a être sélectionnée dans ce concours et en plus à le gagner au final », congratule celle qui s’est lancée dans le mannequinât à l’age de 17 ans.




Célibataire et titulaire d’un bac général littéraire, celle qui est née dans l’archipel est passée d’abord par la musique. A 8 ans, elle commence par le chant avant de s’initier au piano classique au conservatoire. Un parcours atypique pointillé par la réticence de son père. « Mon père n’aime pas du tout ce milieu. C’est une personne qui ne s’intéresse qu’aux études et rien d’autre. Donc, il ne s’exprime pas trop à ce sujet. Son unique souhait est de me voir être diplômée et être indépendante. Par contre, ma mère et tout le reste de ma famille me soutiennent toujours tant que j’excelle dans mon parcours scolaire », dixit celle qui se lance comme défi de promouvoir l’image de son pays, car « au sein de l’Afrique les Comores ne sont pas vraiment connus », précise celle qui s’est entraînée depuis juillet 2016 pour le titre de Miss Afrique Internationale.

A fond dans sa passion, elle se plaint de « certaines personnes moins ouvertes d’esprit qui demeurent encore à l’époque où la femme devait rester cachée ». Elle reconnaît que « c’est difficile parfois pour certains d’accepter qu’aux Comores, il puisse exister une Miss nationale car le problème de la religion refait toujours surface ». Mais rien ne décourage Nejma car déterminée à vivre son rêve. Et en parallèle, elle a comme premier objectif de finir ses études « afin de rendre les parents fiers ». Ensuite, l’enfant du Mbadjini rêve de réaliser « des projets concrets et mémorable » pour son pays natal.

Source : Salwa Mag

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