Les îles Comores vont-elles se séparer? Non, Azali réagit et ne laissera personne nous faire revenir au séparatisme.


Le Perésident de la République a reçu ce samedi matin 29 juillet 2017, le Mouvement du 11 août conduit par son Président, l’emblématique Ali Bazi Selim. 

La délégation du Mouvement et le Président de la République étaient en phase dans la façon de construire le fond et la forme des assises. En effet, pour donner la dimension nationale nécessaire à cette initiative, c’est l’Etat comorien qui doit organiser les assises. A cet effet, un comité spécial conjoint sera formé pour réfléchir à un projet d’ordre du jour.




« L’Etat doit organiser formellement les assises pour donner cette dimension nationale nécessaire à ce grand rendez-vous républicain. Mais il est nécessaire d’avoir une équipe sans étiquette politique pour gérer les assises. Nous avons hérité d’un pays et d’une Nation. Nous perdons des valeurs fondamentales qui ont fait le ciment de ce pays parce que nous n’avons pas pris le temps de définir les vraies règles du Vivre-ensemble post-colonisation » a dit Idrisse Mohamed, le porte-parole du Mouvement du 11 août.

« Si nous réussissons à édicter ces règles et à les mettre en pratique, comme nous en avons l’ambition, vous rentrerez alors dans l’Histoire Mr le Président de la république » a-t-il poursuivi.

Pour sa part, Madame Amina Hassanaly, la veuve de l’ancien Premier Ministre feu Abbas Djoussouf, a ensuite pris la parole pour louer les efforts du Président de la République et sa volonté de dialogue pour discuter de l’avenir du pays sans contraintes. Mais elle a attiré son attention sur le fait qu’il y a hélas dans ce pays des gens bien outillés pour démolir les fondations de la République.

A son tour, Monsieur Ali Bazi Selim a pris brièvement pris la parole pour dire ceci : « A la fin de votre premier mandat Monsieur le Président, je vous ai parlé des détournements des deniers publics. Vous avez eu cette réponse juste et réelle en me disant que la culture des détournements trouve sa source dans nos villes et villages. On détourne impunément les deniers publics des mosquées, des associations, du Grand mariage dans une complicité passive de la communauté. Et ces habitudes sont importées dans l’administration. Un fonctionnaire vit nettement au dessus de ses moyens dans le village et tout le monde trouve cela normal; aviez vous dit. Monsieur le Président, cela s’est aggravé depuis. Et merci de donner à ses assises cette envergure nationale pour que nous puissions parler de ces problèmes qui rongent le fonctionnement de notre administration et le développement de notre pays.»

Dans sa réponse, le Président de la République est revenu sur l’impérieuse obligation d’avoir des discussions apaisées et qui respectent la stabilité retrouvée dans notre pays. « Je ne laisserai à personne nous faire revenir encore dans le séparatisme, en profitant de la tribune de ces assises nationales. » a conclu le Présidnet Azali Assoumani.

 ©Beit Salam

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