Les Comores en deuil :  3 morts, 10 portés disparus et treize survivants

Une vedette de pêche, convertie dans le transport maritime, qui assure la navette entre Ngazidja et Mwali, a chaviré avec 26 passagers à bord avant-hier, dimanche en fin de matinée, au large de Shindini, au Sud de Ngazidja. L’embarcation, partie d’Uropveni, localité voisine de Shindini, cherchait à rallier Mwali par une mer très agitée à cause des vents. La houle des grosses vagues a vite eu raison de cette frêle embarcation. Bilan du naufrage : trois morts, dix personnes portées disparues jusqu’à hier en fin de matinée, et seulement treize survivants, dont un enfant. Dans les heures qui ont suivi l’accident, le vice-président Djaffar Ahmed Said, qui assure l’intérim du chef de l’Etat, s’est rendu sur les lieux pour encourager les secouristes et rencontrer les familles des victimes.





Une vedette de pêche, convertie dans le transport maritime, qui assure la navette entre Ngazidja et Mwali, a chaviré avec 26 passagers à bord avant-hier, dimanche en fin de matinée, au large de Shindini, au sud de Ngazidja. L’ambarcation, partie d’Uropveni, localité voisine de Shindini, cherchait à rallier Mwali par une mer très agitée à cause des vents.

La houle des grosses vagues a vite eu raison de cette frêle embarcation. Bilan du naufrage : trois morts, dix personnes portées disparues jusqu’à hier en fin de matinée, et seulement treize survivants, dont un enfant.
Dans les heures qui ont suivi l’accident, le vice-président Djaffar Ahmed Said, qui assure l’intérim du chef de l’Etat, s’est rendu sur les lieux pour encourager les secouristes et rencontrer les familles des victimes.

Selon le directeur général de la Sécurité civile, colonel Ismaël Mogne Daho, les recherches se poursuivent aux alentours de la zone de l’accident où les agents de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et du Croissant rouge sont restés actifs pour trouver les personnes disparues.

Outre les agents des services de sécurité publics et des volontaires humanitaires, des plongeurs locaux, des pêcheurs et autres civils volontaires des localités de Simambwani, Uropveni et Shindini participent également à ces recherches.
A en croire toujours le directeur de la sécurité civile, sur les treize survivants,

onze ont été retrouvés dimanche et les deux autres aujourd’hui [hier lundi, Ndlr]. Une fois sortis de l’eau, ils étaient rentrés chez eux, leurs vies ne sont pas en danger.

Interrogé sur l’état de santé de l’enfant qui figure parmi les survivant, Ismaël Mogne Daho a précisé que lui non plus sa vie n’est pas en danger. «Il n’a pas contracté des blessures graves», a témoigné le chef des opérations de sécours. Pour ce denier, comme pour de nombreux témoignages, le mauvais temps a été la principale cause de cet accident en mer.
Mogne Daho a laissé entendre que la gendarmerie a fait son travail habituel en se rendant à Shindini, Simambwani et Uropveni pour donner des signes aux commandants des embarcations de quitter leurs quais à cause du mauvais temps.

Cette vedette est parmi celles qui ont reçu l’ordre de ne pas quitter le quai, mais une fois les gendarmes partis, le conducteur de la vedette a démarré avec une surcharge à bord,

a indiqué le chef de la dgsc. Selon toujours lui, ces embarcations sont autorisées à embarquer 6 à 10 passagers, mais celle-ci en a pris le triple, 26 personnes.
Pour Mogne Daho, la responsabilité de ce qui s’est produit est partagée entre le conducteur de l’embarcation et les passagers qui ont délibérément accepté de monter à bord avec le mauvais temps.  

Le colonel Mouigni Daho, prenant comme illustration le tragique accident, met  en garde le reste de la population de ne pas prendre des risques en pareil temps de mer houleuse. «Le fait d’encourager les liaisons par l’ouverture de petits ports, ne peut se faire sans la sécurité. Ce travail n’est pas destiné à la protection civile, la gendarmerie ou la police seule, chacun doit contribuer pour sauver des vies», a déclaré le patron de la sécurité civile.
Ce dernier  entend renforcer la sécurité en mer en multipliant la sensibilisation sur les dangers en mer et en faisant connaitre les avantages et les inconvénients du transport maritime.

A travers un communiqué qu’il a rendu public hier, le ministère de l’intérieur a annoncé la mise en place d’une cellule de crise  qui aura pour missions d’appuyer et coordonner les actions de l’équipe technique de recherches des disparus, accompagner les familles des victimes, ouvrir une enquête sur les causes de l’accident et réfléchir sur la sécurisation des personnes et des biens sur le transport maritime entre Shindini et Hoani. 

Source : Alwatwan

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