Encore deux corps sans vie retrouvé à Madagascar, les assassinats gratuits continuent

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Les corps dénudés de deux femmes ont été retrouvés dans l’enceinte du campus universitaire. Le double meurtre a été perpétré dans la nuit.

Les habitants du campus universitaire d’Ankatso II se sont réveillés dans l’émoi, hier. À l’aube, les corps maculés de sang de deux femmes, âgées respectivement d’une vingtaine et d’une quarantaine d’années, gisaient dans les broussailles, sur le flanc d’un ravin. Les victimes étaient quasiment nues et des traces d’agression sexuelle on été relevées de source policière. Les malheureuses ont été battues à mort en pleine tête et au visage. Alors que des plaies pénétrantes sont relevées sur la dépouille mortelle de la quadragénaire, des lames de rasoir ont été par contre retrouvées à l’endroit où reposait le corps de la plus jeune. Ôtée par ses bourreaux, sa perruque a été laissée juste à côté d’elle.
Mère de cinq enfants, la quadragénaire habitait à Andraisoro. D’après sa famille, elle a quitté son foyer la veille aux alentours de 19 heures, comme à son habitude, avant qu’elle ne soit retrouvée morte loin de son domicile. Pour ses proches, le mystère est entier sur sa disparition, mais après la découverte macabre, ils étaient fixés sur son sort. Ce n’est pas encore le cas pour sa compagne d’infortune. Jusqu’à hier, la famille de cette dernière ne s’est pas encore manifestée. Du coup, la police a du mal à l’identifier.




Circonstances floues
La brigade criminelle à Anosy est saisie de l’affaire. Des enquêteurs ont fait le constat et examiné les dépouilles. De visu, ce double crime a été commis ailleurs, avant que les dépouilles ne soient balancées au campus, non loin d’une voie desserte. Interrogées, des occupants du campus affirment n’avoir antendu personne pousser des cris de détresse. Ils affirment, néanmoins, avoir entendu des voitures passer dans les parages à des heures tardives de la nuit.
La thèse que les tueurs étaient nombreux et qu’ils avaient embarqué les corps à bord d’un véhicule, est, de ce fait privilégiée.
Le réveil a été rude pour les riverains. À l’aube, vers 5 heures du matin, la nouvelle a très vite fait le tour des environs après qu’un scootériste qui passait dans le coin a retrouvé le corps couvert de sang de la quadragénaire.
« J’étais pétrifié en la voyant. Elle était presque nue et couverte de sang. Ses tueurs ont laissé son sac à main, après s’être emparés de tout ce qui avait de la valeur. À une vingtaine de mètres plus loin gisait la dépouille de la plus jeune, dans un pareil état. Elle n’avait plus que ses sous-vêtements », se désole Dera Razafindramino, étudiant en 1ère année en sociologie, qui occupe un box dans le campus, théâtre de ces scènes de désolation.
Dans la matinée vers 10h 30, une équipe du Bureau Municipal d’Hygiène a conduit les dépouilles à la morgue de l’hôpital d’Ampe­filoha, où des autopsies seront pratiquées

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