Comores: Un budget de 8,774 milliards pour l’ile autonome de Ngazidja

Le conseil de l’île de Ngazidja a adopté à l’unanimité, samedi 23 février, la délibération du budget pour l’exercice 2013 qui s’élève à 8, 774 milliards de francs comoriens. L’île autonome vient ainsi d’approuver sa loi des Finances qui s’est fixée comme principal objectif de “mobiliser le maximum de ressources intérieures pour financer les engagements prévisionnels”.

Le président du conseil de l’île, Hassane Massoundi, qui a dirigé la session plénière, s’est félicité de ce vote qui va permettre à l’île “de répondre aux besoins des Grand-comoriens en poursuivant les chantiers des infrastructures”. Dans le cadre des recettes, l’exécutif a indiqué avoir enregistré une amélioration des recettes propres de 20% par rapport à 2011, avec un taux de recouvrement de 74%.

Pour la délibération du budget de Ngazidja de cette année, elle fixe la quote-part des recettes globales à partager revenant à l’île à 7,729 milliards de francs correspondant à 27,4% du budget national comme repartie par la loi des Finances de l’Union. Les recettes propres prévues pour l’île sont de 1,045 milliard de francs comoriens.

La note de présentation du budget 2013 souligne que les actions tourneront autour de deux grandes idées: “l’introduction d’un logiciel de gestion des vignettes et la taxe sur les véhicules à moteur diesel“ et le “renforcement de la sécurisation des régies, notamment le service des mines, par l’introduction d’une attestation de contrôle technique sécurisée avec un cachet sec“.

Sur ce point, le commissaire à l’Economie, Mohamed Soulé Issilam, s’est réjoui que le syndicat des chauffeurs, Usukani wa masiwa, ait accepté de se plier au payement de la vignette automobile dès cette année. Selon Mohamed Soulé Issilam, à compter du 18 mars prochain, les services concernés procéderont aux contrôles de ladite vignette.

En contrepartie, le gouvernorat de Ngazidja aurait promis de réviser la loi sur les taxes et impôts des automobilistes. “Je pense que nous devons réviser l’impôt sur l’automobile qui date de la colonisation où nous n’avions que quelques camions“, rassure-t-il.

Les recettes de la vignette automobile réalisées en 2012 étaient de l’ordre d’un peu plus de 3 millions de francs, et les prévisions pour 2013 tablent à 90 millions.

Quant à la taxe diesel, le service des impôts de l’île a enregistré 7,3 millions contre 87 millions prévus en 2013. Le commissaire à l’Economie de Ngazidja estime qu’avec les mesures prises pour sécuriser la vignette automobile, l’île peut atteindre ses objectifs.

Au niveau des dépenses courantes, elles ont connu “quelques modifications“ compte tenu, précise-t-on, des recommandations des institutions internationales. A commencer par la masse salariale, qui a été réduite de 12%, et donc arrêtée à 4,744 milliards contre 5,3 milliards en 2012. Soit une diminution 644 millions. L’on explique que l’exécutif procédera à des aménagements internes en vue de faire face à cette difficulté et surtout garder les personnes déjà en poste.

Cependant, force est de remarquer qu’il y a eu une forte augmentation de 73% pour “des biens et services“ pour 2,272 milliards contre 1,31 milliard en 2012. A en croire les responsables des Finances de Ngazidja, le gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilih pense, avec cette augmentation, réduire les problèmes de fonctionnement.

Le Fonds d’entretien routier (Fer) reste, quant à lui, stable avec 272 millions de francs en 2013 contre 247 millions en 2012. Par ailleurs, les dépenses du budget d’équipement et d’investissement sont évaluées à plus de 850 millions de francs. Sur ce, le gouvernorat de Ngazidja prévoit de construire les hôtels de ville dans les vingt-huit communes de Ngazidja avec les actions que devraient mener les délégations spéciales qui se sont vues confier la gestion des collectivités depuis le 18 février.

La question de l’imposition du budget des îles autonomes par l’Union a longuement été abordée dans les débats. Pour certains, il s’agit d’un problème constitutionnel né de la révision de 2009 qui devrait être réglé pour se rapprocher davantage avec un budget plus réaliste. Pour le commissaire aux Finances de l’île, l’idéal serait de préparer le budget au niveau des îles et de le faire consolider par l’Union.

toyb ahmed
source:alwatwan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *