Comores : résultats du Bac à la Radio, une tradition qui prend fin malheureusement.

Chaque année, le suspens est le même. Des milliers de personnes amassées près de la radio dans l’attente interminable des résultats des examens nationaux. Et quand vient enfin le moment fatidique, souvent Ma-mwe s’invite à la fête par le biais d’une coupure de courant.



Et quand ce n’est pas elle, c’est la radio qui ne capte plus. Cette année, ce supplice devrait être un vieux et lointain souvenir. Mouhouyddine Ali Houmadi compte, en effet, tourner la page de cette tradition vieille de plusieurs décennies.

Hier, la grande majorité des candidats au baccalauréat ont terminé les épreuves écrites et attendent les Epreuves physiques et sportives, théorie ou pratique, selon le choix de chacun, avant de passer à la phase, pénible, d’attente des résultats. Mais la plus grande nouvelle est venue du président du jury.

Mouhouyddine Ali Houmadi annonce, en effet, la possibilité de suspendre la proclamation des résultats à la radio. L’idée, si elle venait à se concrétiser, signifierait la fin d’une tradition, souvent pointée  du doigt, consistant à citer un par un, les lauréats. Forcement, le temps est long pour eux et l’attente devient pénible.
Le président du jury propose donc d’afficher les résultats dans les différents centres d’examen et, si le site du ministère de l’Education est actif, y publier les résultats.

Abondance de sites pour rien

Et si cela n’est pas suffisant, “on peut toujours revenir à la radio mais ce ne sera pas moi. Je ne peux pas passer des heures à faire quelque chose que l’on pourrait faire en quelques minutes. Ma vision des choses est de simplifier la proclamation au lieu de vouloir tenir les gens en haleine des heures durant”, déclare Mouhouyddine Ali Houmadi.
Pour ce qui est de l’examen lui-même, “on n’a pas enregistré des délits majeurs. Il y a eu quelques cas ici et là mais c’est la routine et ils n’étaient pas de nature à compromettre le processus”.

Il citera en exemple le jeune homme transféré aux forces de l’ordre pour triche. “On l’a surpris avec un téléphone alors que c’est proscrit. Deux cas similaires ont eu lieu à Fumbuni mais il n’y avait pas de quoi crier au scandale”. Mouhouyddine Ali Houmadi indexe, toutefois, la multitude de sites qui ne fait que grossir les dépenses.

Comment comprendre que certains centre n’ont que trois salles seulement ? Ce sont des dépenses inutiles d’autant que certains centres avaient des bancs pour des élèves du primaire ce qui peut être inconfortable pour certains candidats.

A noter qu’à Ngazidja, il y a en tout et pour tout 18 sites pour 350 salles. Par ailleurs, une réunion est prévue aujourd’hui “pour harmoniser la correction”. Cette dernière devrait, selon toute vraisemblance, débuter demain. Dans le même sens, Mouhouyddine Ali Houmadi souhaite que d’ici le 25 ou au plus tard la fin de ce mois, “tout soit terminé sauf s’il y a d’énormes imprévues”

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