Bob Denard, ami ou ennemi des Comores ?

Il ne reste pas grand-chose de Bob Denard aux Comores mais des questions restent sans réponses . Pourtant mort en 2007, il est intimement lié à l’histoire contemporaine de l’archipel.

Surnommé « le sultan blanc des Comores », Denard fut un homme controversé, tantôt providentiel, tantôt haï. Il mène trois coups d’État. La première fois, en 1975, il remplace le président Ahmed Abdallah par Ali Soilihi, alors que la République fédérale islamique des Comores vient de proclamer son indépendance de façon unilatérale. La deuxième, il ramène Ahmed Abdallah à la tête de l’État comorien, renversant le régime révolutionnaire de son successeur. Le militaire est alors accueilli en héros et met en place une garde présidentielle, composée de 500 hommes et encadrée par une quarantaine d’officiers européens. Très vite, il devient le garant de la stabilité du pays et de la sécurité du président.

Souvent, Bob Denard troque son uniforme militaire contre le costume d’homme d’affaires. Le complexe d’hôtels de luxe de Galawa et la ferme-pilote de Sanghali, c’est lui. Il a mainmise sur l’économie, la politique, l’armée. Mais sa réussite exaspère. On réclame son départ. Après l’assassinat d’Ahmed Abdallah en présence de Denard, le 26 novembre 1989, le héros déchu est extradé en Afrique du Sud et ne remettra les pieds sur l’archipel qu’en 1995 pour un troisième coup d’État qui se soldera par son retour définitif en France et des poursuites judiciaires.

Sans jugement ni éclaircissement sur ses missions aux Comores, le mystère plane toujours.

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