Aux Comores la femme a tous les pouvoirs, alors les divorces sont rares.

Contrairement à d’autres cultures, le divorce est rare chez les Comoriens. Et même si cela arrivait, les solutions de remariage sont envisageables.




En effet, le mariage est encré dans le quotidien de chaque comorien-ne. On devient réellement homme ou femme qu’après le mariage.
Comme dans toute relation humaine, la relation du couple peut réussir ou engendrer des conflits qui peuvent se terminer par la séparation (ṭalaq). La procédure de répudiation est relativement simple. Il suffit souvent pour l’homme qui veut se séparer de sa femme de prononcer, devant deux témoins, la formule : « Je te répudie par un (ou deux) ṭalaq ». L’homme peut revenir sur sa décision et se remarier avec sa femme. Mais après trois ṭalaq, la répudiation est définitive et l’homme n’a plus la possibilité de revenir sur sa décision, avant le remariage légal de son ex-femme avec un autre homme, suivi d’un divorce. Aux Comores, si aucun remariage n’est en vue, l’homme peut chercher parmi ses connaissances un muhalulu, c’est-à-dire une personne, même mariée, qui va s’engager à épouser l’ex-femme de son ami et à divorcer peu après. Naturellement, les choses peuvent se passer comme prévu, mais il arrive aussi que le nouveau couple s’entende parfaitement et décide de rester ensemble. Et notre homme n’a plus qu’à se remarier avec une autre femme ou à rester célibataire, avec les contraintes que cela suppose.

14Pour le cas des Comores, le divorce est relativement rare, pour la simple raison que c’est l’homme qui habite chez sa femme. S’il divorce, c’est lui qui doit quitter la maison conjugale.

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